Cette partie comporte deux textes que vous lirez en 20 minutes. Ensuite vous devrez répondre à 20 questions dont les 10 premières portent sur le premier texte et les 10 dernières sur le second texte.

Apres les 20 minutes de lecture vous ne pourrez plus revenir sur les textes

Temps restant: --:--

Texte 1 :

Investissement Arabe: Une alternative face à une Europe en crise

Ce sont quelque 150 hommes d'affaires arabes qui ont effectué le déplacement å Tanger pour la troisième édition de Gulfinvest, le Forum de l'investissement pour les pays du Golfe Arabe au Maroc. Le Forum se veut, selon ses organisateurs, un lieu d'échanges mais surtout un espace de rencontres entre investisseurs arabes et leurs homologues marocains, essentiellearent issus de la Région Nord, mais aussi d'autres régions comme celle de Marrakech.

En marge des ateliers thématiques organisés, plusieurs dizaines de rencontres individuelles ont été tenues à la demande des investisseurs des deux parties Une exposition avec une vingtaine de stands de divers acteurs institutionnels tant du Golfe que marocains a, elle aussi, été mise en place. Parmi les centres d'intérêt des investisseurs du Golfe, figure en premier licu l'alimentaire, sujet vedette de ce Forum suivi de eclui de l'énergie. Les secteurs de l'immobilier et du tourisme n'ont pas été en reste avec un nombre conséquent d'investisseurs intéressés.

Les potentialités du Maroc en matière d'investissement agricole ont été présentées par l'Agence de Développement de l'Agriculture qui a passé en revue les attraits da Plan Maroc Vert et les possibilités d'investissement en matière de foncier agricole. L'appel d'offres lancé récemment par le Maroc en vue de l'exploitation de 6.138 terrains agricoles propriété de l'Flat peut être une excellente opportunité pour les operateurs des pays arabes», note en substance Ahmed Guerrouj, directeur de l'Agence pour le développement. Il s'agit, en effet, d'un appel qui concerne près de 200 projets dont certains de grande envergure avec plus de 100 hectares de superficie. Guerronj a aussi rappelé le bilan de la location des terrains agricoles de l'Etat qui a atteint un volume total de 100.000 hectares avec plus de 2,6 milliards de dirhams d'investissements.

Aujourd'hui, les pays du Golfe Arabe. Emirats Arabes, Arabie Saoudite, Koweit. Oman, Qatar et Bahrein sont perçus au Maroc comme une alternative sérieuse à une Europe ankylosée par la crise économique. Les Emirats, par exemple, ont constitué en 2011, selon les derniers chiffres issus du ministère des Finances, la deuxième source d'Investissements Directs Etrangers (IDE), derrière la France avec 4.5 milliards de DH. Les exemples d'investissements au Maroc ne manquent pas. C'est le cas de Taga et la centrale de Jorf Lasfar et de Aewa avec la première centrale du plan solaire marocain à Ouarzazate, C'est le cas aussi d'autres acteurs historiques tel le groupe CMKD qui a accompagné le secteur hôtelier marocain depuis plusieurs décennies. L'un de ses investissements devrait d'ailleurs voir le jour sous peu. Il s'agit du projet d'hôtel 4 étoiles sous l'enseigne Farah, Avec un investissement global de 150 millions de DH, il offrira dès son ouverture une capacité totale de 134 chambres.

L'Economiste du 08.05.2013.

Texte 2 :

Économie verte
La SFI et le CMPP s'associent pour promouvoir la production propre

Le Centre Marocain de Production Propre (CMPP) et la Société Financière Internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, se mettent an partenariat pour inciter et appuyer les entreprises à adopter des pratiques respectueuses de l'environnement, dans le cadre d'un effort plus large visant à lutter contre les changements climatiques et conserver l'énergie. En effet, ces deux institutions ont signé hier au siège de la CGEM à Casablanca, une convention de partenariat qui consiste en la mise en place de trois projets cofinancés par la SFI, avec une enveloppe de 955 000 Dollars.

Le premier projet porte sar l'étude d'analyse des pratiques de la production plus propre pour l'identification d'une feuille de route pour les secteurs industriels clés. Le deuxième projet pilote profite au secteur industriel et vise la mise en place de solutions de production plus propre, alors que le troisième porte sur l'identification et la mise en place de technologies de production propre dans une zone industrielle. Objectif montrer aux entreprises comment économiser l'eau, réduire les déchets, limiter les émissions de gaz à effet de serre et accroître l'efficacité énergétique, a-t-on précisé lors de la signatare de cette convention. Pour commencer, cette convention profitera d'abord, fait-on savoir à cette occasion, aux producteurs et conserveries de poisson et à des entreprises sises dans un pare industriel à Casablanca. A cet effet, le CMPP a signé deux conventions de partenariat avec les partenaires bénéficiaires des deux projets pilotes. Il s'agit de l'association des opérateurs économiques des zones industrielles de Sidi Bernoussi IZDIHAR à Casablanca, qui fédère trois zones industrielles, et l'Union Nationale des Industries de la Conserve de Poisson (UNICOP)

Par cette initiative, le CMPP compte raffermir davantage l'orientation vers la production propre et montrer que l'économie verte n'est plus un laxe, a affirmé le président du CMPP, Said Mouline. «Nous nidons et encourageons depuis 10 ans les entreprises à mettre en œuvre des pratiques de production et des technologies propress, a déclaré Hanan Hanzaz, directrice du CMPP, Créé dans le cadre d'un partenariat public privé entre la CGEM et les ministères de l'Industrie et de l'environnement, le centre a pour mission d'assister les entreprises marocaines dans l'adoption des technologies propres et des systèmes de management. Le CMPP fait partie du réseau international des centres de production plus propres mis en place dans le cadre du programme conjoint de l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et du Programme des Nations Unies pour 1'Environnement (PNUE). De son côté, la SFI se propose de mettre sa longue expérience dans le domaine de l'efficacité énergétique au profit des entreprises marocaines. «La SFI jouit d'une grande expérience en matière d'efficacité énergétique (...). A travers le partenariat avec le CMPP, nous espérons apporter notre expertise et appui aux entreprises marocaines pour les aider à identifier et pallier les risques financiers liés au changement climatiques, a souligné Joumana Cobein, chef du bureau de la SFI au Maroc. Il est à noter que la Société financière internationale favorise la croissance économique durable des pays en développement en finançant les investissements du secteur privé, en mobilisant des capitaux des marchés financiers internationaux et en fournissant des services conseils aux sociétés et gouvernements.

L'association IZDIHAR, qui a été créée en 1997, fédère les zones industrielles d'Ahl Loghlam, de Sidi Bernoussi, de Sidi Moumen, de Karia et de Beaulieu. Installé sur une superficie de 1 000 ha, le pare compte près de 600 unités industrielles, dont 10% des 500 plus importantes entreprises du Maroc. II génère 50 000 emplois directs et près de 150 000 emplois indirects, d'après M'Hamed Younes Lahlou, président de l'Association. Avec 10% des 500 plus grandes entreprises nationales, les zones industrielles de Sidi Bernoussi génèrent un chiffre d'affaires de 63 milliards de DH, soit plus de 8% du PIB du Maroc et 30% du PIB de la région du Grand Casablanca.

LE MATIN du 23.05.2013